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bernardbangda
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Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
16.03.2009
Dernière mise à jour :
16.07.2014

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Est: Les députés abandonnent le suivi des projets.

Est: Les députés abandonnent le suivi des projets.

Publié le 07/08/2009 à 17:56 par bernardbangda
Est :

Investissements publics : Les députés abandonnent les populations.

Tous les députés de l’Est refusent de participer au débat sur la promotion des investissements publics initié par le Minepat au moment où la scène politique est occupée par leur mémorandum sur les questions de développement.

Le protocole du ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) était-il déjà au courant de ce « boycott » ? Le fait que dans les interpellations du discours de Louis Paul Motazé, dont copie a été remise à la presse, on ait effacé « Honorables députés » et « Mesdames et Messieurs les députés » le prouve. Voulant s’adresser à ces derniers pour justifier leur présence et surtout la présidence qu’ils assument au sein des comités locaux de suivi participatif des projets du budget d’investissement public (Bip), Le Minepat constate que dans la salle des conférences de la Cnps de Bertoua, où se tenait cette séance de travail, aucun député de l’Est n’est présent. Selon M. Paul Tasong, le Directeur de la promotion des investissements publics (Dpip) au Minepat, « parce que leur rôle Institutionnel consiste à contrôler l’action gouvernementale, on leur a confié cette mission au niveau des départements à travers l’article 3 de la décision n°005/MINEPAT/SG/ DGEPIP/DPIP/SDS du 16 janvier 2009 modifiant et complétant la décision n°0073/MINEPAT/DPI/BCP du 1er avril 2008 portant création et organisation des comités de suivi de l’exécution physico-financière de l’Investissement public ». Au final, tous les signataires de ces décisions constatent que c’était une erreur pour ce qui est de la région de l’Est car « le suivi participatif est au point zéro dans cette région ». De sorte que les députés, toujours absents sans raison valable lors des réunions des comités départementaux de suivi participatif, ont démobilisé les troupes et les ont abandonnées entre les mains de la société civile qui en assure statutairement la vice-présidence. Le développement de la région, au nom duquel ces députés ont mobilisé les populations locales à travers leur fameux mémorandum est renvoyé aux calendes grecques. Après l’absence totale de ces élus du peuple le 10 juillet 2009 à Bertoua, on commence à penser ici que ce mémorandum, est plutôt « un document de plaidoyer pour un autre mandat afin de parachever l’œuvre entamée ». Il ne saurait en être autrement quand les signataires de cette « lettre au président de la République » selon Philémon Adjibolo, ne se retrouvent pas là où ils devraient normalement être ; pour le Dpip, « c’était l’occasion idéale pour parler de vive voix au ministre chargé des investissements publics donc en charge des questions de développement ». Comment donc la région pourra consommer les 438 milliards de francs Cfa, soit 7% du Bip national, si ceux chargés de veiller à la bonne exécution des projets y relatifs sont occupés à autre chose ? Est-ce une question de personnalité car, comme l’a si bien dit le Minepat, « l’appropriation du dispositif dans une localité est fortement tributaire du rayonnement personnel de son président et de son secrétaire, ce dernier assurant aussi le rôle de président du sous-comité technique » ? On est tenté de penser ainsi dans une région où le choix des élus n’a pas toujours respecté les critères de compétence ; c’est pourquoi l’on est « surpris que des députés de l’Est écrivent au chef de l’Etat pour poser les problèmes de la région où on était souvent habitué à avoir des béni oui-oui ». A présent, il n’est plus seulement question de revendiquer mais de participer à ce développement en utilisant tous les instruments légaux mis à leur disposition. Ce que ne semble pas comprendre l’équipe conduite par Philémon Adjibolo, vice-président à l’Assemblée nationale. Une attitude que les populations risquent de lui faire payer très cher en 2012.



Tournée

En attendant que les députés suivent « le mouvement impulsé par le chef de l’Etat », Louis Paul Motazé n’a pas chômé à l’Est. Dès sa descente de véhicule à Doumé ce 10 juillet 2009, il a commencé par la visite du chantiier de construction du lot 2 Abong-Mbang-Bonis de la route Ayos-Bonis. Ici, le ministre a pu constater qu’au 30 juin 2009, globalement, les travaux avancent normalement, exécution physique 63%, financière 62% y compris l’avance de démarrage et consommation contractuelle, 85%, en attendant la signature de l’avenant n°2 d’un montant TTC de 425.679.287 F Cfa. Il s’agit d’affecter cette somme au délai supplémentaire, 10,75 mois, nécessaire pour les travaux et études de la bretelle Mampang-Angossas et des voiries de Doumé et Dimako. Autre constat de Louis Paul Motazé, l’existence de problèmes liés d’abord à la libération des emprises ; malgré le paiement des indemnités d’expropriation, les populations tardent à déplacer les tombes entre le PK57 et Bonis. Ensuite, les responsables de la société ont évoqué des ruptures de ciment en mai 2009. Au plan technique, on a parlé des dépassements de quantités qui ont rendu nécessaire l’établissement d’un avenant dont le dossier est en cours d’approbation. Le lot n° 2, long de 102 km , est financé à hauteur de 26 423 210 641 F Cfa conjointement par le Fonds saoudien pour le développement, le Fonds de l’Opep, la Banque islamique de développement et le Cameroun à travers le budget, Bip ou fonds Ppte, du ministère des Travaux publics. Ces travaux sont exécutés par le groupement Pantechniki S.A/EDOK ETER Cameroun.

Arrivé à Bertoua, le Minepat a tenu une séance de travail au cours de laquelle la parole a été donnée aux acteurs des investissements publics. Ainsi, l’on a appris que les entrepreneurs « supportent toutes les charges logistiques et même de confection des dossiers d’appel d’offres (Dao) alors que, même si le préfet du Haut-Nyong a décrié leur caractère tardif, l’Etat envoie des crédits pour le fonctionnement des commissions de passation des marchés publics. « Dans ce deal, a dit le Minepat, vous, les entrepreneurs, êtes également fautifs dans la mesure où vous êtes corrupteurs, donc aussi coupables que le corrompu sinon complice. » Le fait que l’administration centrale gère une bonne partie du Bip et exécute des projets dans les villages a également été décrié. Prenant un exemple, le préfet de la Kadéy a évoqué l’entretien de la route Manjou-Batouri-Kentzou qui aurait été attribué à une entreprise qui ne l’a pas encore exécuté, coupant cette partie du pays du reste. Autre exemple pris par le délégué régional de la communication, celui de la route reliant Deng-Deng au site de la construction du barrage de retenue d’eau de Lom Pangar. Selon Louis Marie Begne, « à Yaoundé, selon un cadre du ministère des Travaux publics, cette route est bitumée alors qu’il n’en est rien sur le terrain ». Une fois de plus, le Minepat a interpellé le Gouverneur de la région de l’Est sur la nécessité d’effectuer des contrôles et d’en envoyer les résultats au niveau central pour que soit déclenché le mécanisme de contre-contrôle. A la fin de cette séance de travail, Louis Paul Motazé a visité le chantier de construction du centre d’imagerie médicale de l’hôpital régional de Bertoua et les chantiers abandonnés de construction du bâtiment devant abriter les délégations régionales de l’Education de base et des Enseignements qui a déjà englouti un peu plus de 150 millions de francs Cfa et celui qui abrite la délégation régionale du Minepat. A chaque étape, Louis Paul Motazé a prescrit une redéfinition des budgets pour achever les travaux.

Bernard Bangda